Hier soir, 21h30, je scrollais Instagram quand je tombe sur la vidéo d’un mec qui finit le Marathon des Sables. 250 kilomètres dans le désert. Six jours d’enfer. Et le type sourit.
Franchement, ça m’a fait réfléchir.
Parce que voilà, le trail et l’ultra-marathon, c’est plus juste un truc de warriors masochistes. C’est devenu mainstream. Les inscriptions explosent, les marques sortent du matos de fou, et même ton collègue de bureau s’y met (bon, il commence par un 10km, mais quand même).
Le Marathon des Sables, cette machine à créer des légendes
La 40e édition vient de se terminer. Mohamed El Morabity a littéralement survolé la course avec son frère. Les deux frangins ont dominé les trois premières étapes comme si c’était une balade du dimanche. Pendant ce temps, Maryline Nakache écrasait la concurrence chez les femmes.
250 bornes en autosuffisance dans le Sahara.
Je sais pas vous, mais moi, rien que d’y penser, j’ai soif. Ces gens-là transportent leur bouffe, leur matos de couchage, tout. Ils dorment sous des tentes berbères après avoir couru 40 bornes dans le sable. C’est complètement dingue quand on y pense. Pourtant, chaque année, ils sont des milliers à vouloir tenter l’expérience.
Le pire ? Certains reviennent. Encore et encore.
Pourquoi tout le monde s’y met maintenant ?
C’est pas juste une mode. Y’a quelque chose de plus profond qui se joue. D’abord, on a tous envie de sortir de notre zone de confort (même si perso, ma zone de confort, c’est plutôt le canapé avec Netflix). Ensuite, les réseaux sociaux ont rendu ça accessible. Tu vois des gens normaux finir des ultras, mais aussi des grand-mères qui font du sport avec leurs petits-enfants, et tu te dis « pourquoi pas moi ? »
Et puis clairement, le Covid a changé la donne. Les gens ont redécouvert la nature, le plaisir de courir dehors. Les salles de sport fermées, tout le monde s’est mis au running. Certains ont poussé le truc un peu plus loin.
Résultat : les courses affichent complet en quelques heures. Les semi-marathons cartonnent, les trails de 20-30km sont pris d’assaut. Même les ultras (au-delà de 42km) se démocratisent.
Salomon Genesis 2 : la chaussure qui va tout changer ?
Bon, parlons matos deux secondes. Parce que 2026, c’est aussi l’année où Salomon sort sa Genesis 2. La première version était déjà pas mal, mais là, ils ont mis le paquet. Une semelle intermédiaire en mousse Energy Surge Plus, un drop de 6mm, et surtout un poids plume de 280 grammes. Côté prix, c’est un peu comme les bonus de bienvenue attractifs : ça vaut le coup de se lancer !

280 grammes pour une chaussure de trail.
C’est le poids de deux iPhones, pour vous donner une idée. La plaque carbone intégrée promet un retour d’énergie de malade. Après, faut voir sur le terrain. Les tests parlent d’un gain de performance jusqu’à 4% sur les longues distances. C’est énorme quand tu cours 100 bornes.
Ce qui change vraiment avec cette nouvelle génération
Les marques ont compris un truc : on veut du confort ET de la performance. Fini les chaussures qui te massacrent les pieds après 50km. La technologie a tellement évolué que maintenant, tu peux courir un ultra sans finir avec des ongles noirs (enfin, presque).
L’amorti adaptatif, les matériaux qui respirent, les renforts aux bons endroits… C’est plus les mêmes godasses qu’il y a 10 ans. Et ça, ça change tout pour les coureurs lambda comme nous.
Les polémiques qui agitent le milieu
Mathieu Blanchard, un des grands noms de l’ultra-trail, a récemment poussé un coup de gueule. Il en a marre des fausses infos qui circulent. Des rumeurs sur ses abandons, des interprétations foireuses de ses performances. Le mec a raison de s’énerver.
Le problème avec la popularisation du trail, c’est que tout le monde a un avis. Les réseaux sociaux amplifient tout. Un DNF (Did Not Finish) devient un drame, une mauvaise journée devient une crise existentielle. Les athlètes sont scrutés, analysés, critiqués.
C’est le revers de la médaille. Plus le sport devient populaire, plus il attire les commentateurs du dimanche. Perso, je trouve ça dommage. Ces mecs et ces meufs repoussent les limites du corps humain, et on vient les critiquer parce qu’ils ont pas fini une course de 170km ?
Faut se calmer.
Comment s’y mettre sans se planter
Si vous voulez tenter l’aventure (et franchement, pourquoi pas ?), voici quelques trucs que j’ai appris :

- Commencez petit. Genre vraiment petit. Un 10km trail, c’est déjà pas mal
- Investissez dans de bonnes pompes. Vos pieds vous remercieront
- Apprenez à marcher. Si, si. En ultra, on marche beaucoup. C’est pas de la triche, c’est de la stratégie
- Testez votre nutrition avant la course. Rien de pire que de découvrir que les gels vous filent la gerbe au km 30
Et surtout, écoutez votre corps. C’est pas parce que Kilian Jornet court 24h non-stop que vous devez faire pareil.
Les erreurs classiques du débutant
Partir trop vite. C’est LE piège. L’adrénaline du départ, l’ambiance, les autres coureurs… Tu pars comme une fusée et au km 15, t’es cuit. En trail, c’est l’endurance qui compte, pas la vitesse pure.
Négliger l’hydratation. Boire avant d’avoir soif, c’est la base. Mais pas trop non plus, sinon tu passes ton temps à chercher des buissons.
Sous-estimer le dénivelé. 20km sur route, c’est pas 20km en montagne. Le D+ (dénivelé positif), ça pique. Vraiment.
Le boom économique du trail running
Les chiffres donnent le vertige. Les inscriptions aux courses ont augmenté de 300% en cinq ans. Les marques se battent pour sponsoriser les événements. Des nouveaux trails pop partout en France.
C’est devenu un vrai business. Entre les dossards, l’équipement, les stages, les coachs… Un coureur dépense en moyenne 1500€ par an. Certains montent à 5000€ avec les déplacements pour les grosses courses.
Même les paris sportifs s’y mettent. J’ai vu l’autre jour qu’on peut maintenant parier sur les résultats de l’UTMB. C’est dire si le sport est devenu mainstream. D’ailleurs, en parlant de paris, c’est un peu comme quand j’ai voulu s’inscrire sur Andrew Tate Casino – au début t’y vas doucement, puis tu te prends au jeu. Sauf qu’en trail, au moins, tu gagnes des mollets en béton.
Les courses mythiques à faire une fois dans sa vie
L’UTMB, évidemment. Le tour du Mont-Blanc, 170km, 10 000m de D+. C’est le Graal de tout trailer qui se respecte. Mais y’a aussi la Diagonale des Fous à la Réunion (le nom dit tout), le GR20 en Corse, ou le Tor des Géants en Italie.
Pour les plus fous, y’a la Barkley aux États-Unis. 5 tours de 32km dans les montagnes du Tennessee. En 20 ans, seuls 15 coureurs l’ont finie. C’est plus une course, c’est une expérience mystique.
Perso, mon rêve, c’est le Marathon des Sables. Pas pour la performance, juste pour l’expérience. Dormir dans le désert, courir sous les étoiles, partager la galère avec d’autres cinglés…
Les alternatives pour commencer doucement
Pas besoin de viser l’UTMB direct. Y’a plein de courses sympas pour débuter :
- Les trails blancs en hiver (avec des crampons, c’est fun)
- Les trails nocturnes (lampe frontale obligatoire)
- Les courses en binôme (moins dur mentalement)
- Les éco-trails (tu ramasses des déchets en courant)
L’important, c’est de se faire plaisir. Si tu finis en rampant et que tu jures de plus jamais recommencer, c’est raté.
Le futur du trail et de l’ultra
On va vers quoi ? Plus de courses, c’est sûr. Plus de technologie aussi. Des montres qui analysent ta foulée en temps réel, des vêtements qui régulent ta température, des chaussures qui s’adaptent au terrain…
Mais j’espère qu’on gardera l’esprit. Cette simplicité de juste courir dans la nature. Cette communion entre coureurs. Ces moments où tu te retrouves seul face à la montagne, avec juste tes jambes et ta tête.
Le trail, c’est pas juste un sport. C’est une philosophie. Une façon de voir la vie. Tu apprends à gérer l’effort, la douleur, le mental. Tu découvres des paysages incroyables. Tu rencontres des gens extraordinaires.
Alors ouais, c’est dur. Ouais, des fois tu veux abandonner. Mais quand tu passes cette ligne d’arrivée après 50, 100 ou 250km, c’est indescriptible.
C’est pour ça qu’on devient accro.